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Amerique du Sud

Mardi 3 juillet 2007 2 03 /07 /Juil /2007 21:38
Des chutes à Rio...

Il fallait finir par vous raconter nos dernières aventures... (et oui, les accents sont de retours sur les claviers !).


Depuis Salta en Argentine le 18 mai, quelques bus nous attendaient encore pour rejoindre Corrientes le long de la frontiere avec le Paraguay. Le hic avec ces bus de nuit, c'est quand l'alarme de survitesse bipe dans le bus entier, manière de responsabiliser le conducteur pressé. Puis un effort de plus dans la foulée nous projettait vers Iguazu. Ces fameuses chutes étaient bien l'unique objet de certitude dans ce voyage...et ce n'est pas une mais plus de 200 chutes qui nous attendent, sur une largeur de plusieurs kilomètres. Bref, de quoi se régaler et s'en mettre plein la vue. Les précipitations des jours précédents nous
assurent un spectacle réjouissant, le vacarme et le débit sont à la... hauteur.

En passant la frontière entre l'Argentine et le Brésil, nous ressentons comme un goût de 'dernier'. Dernier tampon sur le passeport, dernière monnaie, dernier...tout. Le retour se rapproche et pour conjurer ce sort écrit d'avance, il nous faut une rupture, une pause. Nous décidons au hasard notre avant-dernière destination, pariant sur la petite étoile qui nous guide si bien depuis le début. Florianapolis, île flanquée à 1000 kilomètres sous Rio.
Un rabatteur nous aborde et les yeux rougis par cette mauvaise nuit du 28 mai, nous le suivons maussades. Végétation dense, et petites villas simples, un grand lagon au centre de l'île, et nous voila à Barro de Lagoa.Village de pêcheur, un enfer l'été, et le paradis pour nous aujourd'hui.
Nous prenons possession d'un petit studio, près du port, et partons bien vite marcher le long d'une plage à perte de vue, sous un ciel lourd et menaçant. Nous sommes bien, le visage fouetté, et le sel sur les lèvres. Quatre jours dans ce havre de paix, vivant près des pêcheurs en tongues, et buvant une bière locale le soir, entourés d'habitués aux visages burinés. Le poisson acheté chaque soir finit sur un filet de pommes de terres au four, comme nous l'explique en portuguais le poissonnier du coin.Un soir, des centaines de villageois se rassemblent sur le sable, célébrant une pêche miraculeuse de plusieurs tonnes de mulets. Spectacle stupéfiant de ce filet de un kilomètre déployé, et tiré depuis la rive par tous les enthousiastes, criants, chahutants et applaudissants.

Le 3 juin, nous sommes a Rio, dans le quartier de Catete. Ces derniers jours touristiques nous font écumer de nombreux endroits dispersés dans cette gigantesque ville, et nous restons classiques, entre le Pan de Azucar et le Corcodova, Copacabana et Ipanema, le tram vers San Teresa. D
'abord sous la pluie puis au soleil, nous marchons sans fin dans ces rues animées.


Arrivés le 7 juin à Orly, l'atterrissage se fait en douceur depuis Rio, et Madrid. Nous regrettons un peu ces dernières conditions de vol avec Iberia, mais comment se plaindre après ces mois de transports souvent chaotiques.
Et même lorsque nous devons attendre notre comité d'accueil à Orly pendant 2 heures (parti nous récupérer a Roissy..), la décontraction et la nonchalance reprennent le dessus et nous nous lançons dans une partie de Yam's acharnée au bar du terminal.


Le retour n'est pas dur, car nous l'avons beaucoup imaginé ces derniers jours en Amérique du Sud. Il fallait nous projeter dans cette réalité, nous rassurer et concrêtiser nos premiers jours en France. Toulouse n'a pas changé, nous y sommes bien.


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Publié dans : Amerique du Sud
Dimanche 27 mai 2007 7 27 /05 /Mai /2007 16:36

Du 15 au 17 mai - Salta, Cafayate, Cachi

Nous voila a bord de notre voiture de location, partis pour une boucle de 3 jours a travers canyon, desert et pampa. Notre GOL (le F est optionnel, on comprend vite pourquoi) est en piteux etat et nous doutons de sa fiabilite. elle sera remplacee le soir meme apres le coup de fil d'un Sebastien en colere, surpassant toute difficulte de communication en espagnol.

Nous commencons notre petit periple par une pause cafe-journal dans le village de Chicoana a la sortie de Salta, ou des Argentins curieux nous epient. Une adresse d'estancia en mains, nous voulons faire un reperage en vue de 2 jours de rando a cheval apres cette aventure. Mais etre hors saison touristique a parfois ses inconvenients : tout est ferme. Une fois ravitailles nous reprenons notre chemin vers le canyon sous un ciel maussade. Les villages se font de plus en plus rares et bientot nous nous retrouvons au milieu de nulle part. La route bitumee vers Cafayate traverse des montagnes colorees aux formes inattendues. Roches de sable blanches, brunes, ocres, rouges sang, torturees et effilees. On observe un condor planer et des chevaux, en liberte, en pature ou montes par des gauchos plutot typiques avec chapeau, guetres en cuir, selle western et lasso.

Le paysage escarpe devient plat et laisse place aux vignes. Cafayate. Nous y sommes ! Nous goutons ces vins moyens lors de nos diners ... la Nouvelle Zelande et ses Cabernet Sauvignon nous paraissent loin ! Grand village organise autour d'une place centrale arboree agreable et dediee au tourisme. Un bon repas, un peu de repos, un changement de voiture et c'est reparti. Le chemin de cailloux est difficile. Nous avancons cahin-caha soulevant des nuages de poussiere. Deux rencontres agreables le midi, dans un endroit secret, perdu ... Nous testons un ragout de cabri aux carottes succulent. On se regale dans cette petite cour alors que notre hote nous montre ses collections, souvenirs de gaucho et photos de tous les touristes passes par la. On croise aussi une Neo Zelandaise cavaliere qui suit le meme chemin, mais a cheval. Cela nous frustre d'aller aussi vite en voiture. Ces paysages grandioses appellent a la ballade ! Desert de pierres et d'herbes seches et encore quelques minuscules villages deperis ou seules les places entretenues temoignent encore d'une presence. Quelques km avant Cachi nous quittons la route principale pour suivre le panneau d'une ferme. Reculee vers la montagne, a travers les cactus, la finca se revele etre un oasis de tranquilite et une vraie adresse de charme. Batisse du 19eme avec pierres apparentes,  vieilles malles et tables vieillissantes. Seance massage pour tester un nouvel enchainement a la Thai suivi d'une agreable soiree pres du feu.

Cachi, enfin, et un soleil franc qui nous invite au pique nique. Nous sommes a 3400 m, face a la cordilliere et ses sommets enneiges. La route se poursuit entre les plis de la montagne et nous mene a une petite chapelle. Magnifique vue plongeante ou les nuages s'engouffrent dans les interstices de la vallee. Nous savourons fromage de chevre et tomates, emmitoufles face au vent frais. Un homme sort d'un chemin au milieu des patures, s'arrete, nous sert la main et poursuit son chemin a travers la montagne. Son visage souriant, rougit par l'effort respire la serenite. Perilleuse descente dans les nuages sur une route a flanc et a pic. Nous roulons lentement, se relayant pour la conduite et la sieste. Des chevaux surgissent de nulle part et s'abreuvent dans les ruisseaux que nous traversons. Nous retrouvons l'asphalte longiligne et la pampa avec cette fois des champs de cactus a perte de vue. De nouveau Chicoana, un cafe, et la boucle est bouclee. 

 

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Lundi 21 mai 2007 1 21 /05 /Mai /2007 16:06

Du 1er au 3 Mai - Isla Del Sol

Depart depuis La Paz (ci-dessous), en bus bien sur, pour rejoindre le lac Titicaca et l'Ile du Soleil.

Apres 3 heures de route sinueuse, contemplation de paysages, lecture et traversee d'un bras du lac sur une frele embarcation nous arrivons a Copacabana. Nous trouvons un petit bateau dans la foulee qui nous deposera au sud de l'ile. Nous sommes 4 sur le pont superieur, a nous tasser les fesses sur le petit banc en bois, dont un touriste peruvien jouant de la flute qui nous occupe durant la lente traversee. Lac gigantesque, vent frais, collines pelees et minuscules ilots qui appellent a la solitude.

Enfin arrives a Yumani ! Nous sommes heureux de nous degourdir les jambes mais il faut grimper pour trouver ou loger : l'effort avec les sacs est dur. Le soleil tape fort et nous arrivons au sommet du gigantesque escalier en nage. Mais quelle vue ! Nous croisons des anes battes ... ca nous donne bien envie de nous decharger des sacs. Un petit garcon nous accompagne et vante tous les hotels de l'ile. Nous nous installons dans une pension en hauteur pour contempler le lac et ses criques. Bierre fraiche, coup de soleil, douche tiedasse et dinner : truite du lac bien sur ! La soiree est glacee et nous terminons avec nos bouquins, pelotonnes sous les couvertures.

 

C'est une ile de pietons, dediee maintenant a l'accueil de touristes, gardant des elements de vie traditionnelle avec anes, lamas, chevres, cochons et peche. Les agriculteurs Incas on laisse leurs traces et les flancs de montagnes sont encore creuses en terrasses. La decouverte de l'ile nous attend avec une belle randonnee sur la crete depuis le sud jusqu'au site Inca au nord. Le chemin de cailloux est large et ondule, nous laissant voir de magnifiques criques aux detours de virage. Le lac autour de nous; au loin, des cimes enneigees et le Perou. On croise quelques Boliviens, une petite fille et son lama, une gardienne de chevre et un vieux pepe. Le soleil brule et nous nous badigeonons de creme. Petite pause a l'ombre ou les moutons se regalent de nos peaux de bananes. Apres 3 heures de marche nous decouvrons les ruines Incas et les vestiges d'un village. On imagine leur organisation. L'Isla del Sol est le berceau de la dynastie Inca, la ou le soleil et la lune ont ete crees ...

Nous dejeunons dans le village de pecheurs de Ch'Allapampa, dans un boui boui "cracra", sur une terrasse en beton du toit de la maison. On connait maintenant le menu unique de l'ile par coeur : soupe de legumes, truite et papas fritas ! Nous pensions revenir en bateau mais on nous prend a la gorge sur le prix, et on repart pour 2h30 supplementaires de marche. Il nous faut rejoindre la crete et nous coupons a travers les collines rocailleuses et d'herbes seches. Nous sommes a 3800 m et le souffle est court. Joli coucher de soleil a l'arrivee. Nous trouvons un petit resto, vide, sombre ou les tabourets sont des souches de bois recouverts de peaux de moutons.

Descente vers 10h, pour ce troisieme jour, depuis notre hotel sur la colline. Pas de nuages et les montagnes se degagent, magnifiques. Les sacs sont lourds mais on a refait un partage pour equilibrer la charge (en proportion homme/femme !). L'eau coule dans les rigoles en pierres, la source a des pouvoirs magiques parait il ! Le bateau decolle surcharge et nous heritons des places pres du moteur et du capitaine, vieux Bolivien au chapeau et habits feutres. Copacabana nous acceuille avec sa petite rue touristique et ses etals d'artisanat local. Repere d'anciens voyageurs qui se sont poses la, en quete d'une vie plus paisible. Apres midi tranquille, a marcher jusqu'a la cathedrale (baroque comme toute l'Amerique du Sud !), puis sur la plage bordee de pedalos fantaisistes. Petit the requinquant ou un petit garcon essaye de nous louer ses jumelles en ventant la vue du lac, de la montagne, et meme du ciel bleu ! Nous dinons dans un tres bon restaurant excentre sur les hauteurs du village. Petit rituel que nous apprecions beaucoup : le verre de vin et la cigarette sur la terrasse avant le repas. Et quel repas ! ... une succulente fondue bourgignonne !

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Mercredi 25 avril 2007 3 25 /04 /Avr /2007 23:56
Buenas Dias a todos ... depuis Potosi, dans le sud de la Bolivie.

Potosi, ville miniere, symbole de la colonisation espagnole et aussi de l'abominable esclavage des indigenes. Ici, pres de 8 millions de personnes ont peri pour rapporter a Charles Quint, en Espagne, des tonnes d'argent pur, qui ont enrichi l'Europe entiere pendant 300 ans. Mines que nous avons visite, sur-equipes, passant dans des tunnels etroits, et pressant nos doigts sur nos oreilles lorsque le souffle des explosions voisines (a la dynamite!) nous faisaient franchement peur.

Nous sommes arrives avant-hier (le 23 avril), apres notre traversee de la frontiere avec le Chili a 4200 metres. Trois jours fabuleux entre San Pedro de Atacamar et le desert d'Uyuni, avec de stupefiants paysages irreels. Ces deserts de sel, ces lacs d'altitudes de l'Altiplano Andin, ces volcans culminants a 6000 metres, ces flamands roses raclant les lacs colores pour chercher des micro-organismes, ces lamas sauvages, ces cactus...mais comment tout cela coexiste-t-il pour creer un ecosysteme unique, avec des etendues de pierres et de sable, a perte de vue ?

Demain, depart vers La Paz, d'ou nous essaierons (avec un peu de chance!) de mettre quelques photos en ligne !


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